Montée vers le Nord

Départ de Porrentruy

43 jours : c’est la petite pause que je me suis accordée en Suisse avant de reprendre la route. 43 jours c’est beaucoup, mais le temps est passé très vite. J’avais pas mal de petites choses à faire et énormément de gens trop cool à voir. C’était un peu le marathon, mais c’était tellement bien de revoir tout le monde.

Comme je l’ai expliqué dans l’article  » Hello Maxime « , je m’étais arrangé pour que mon départ soit quasi synchronisé avec celui de Max afin de pouvoir rouler ensemble vers le nord.

Le 9 mai, c’est le jour du départ. Comme d’habitude, ma soeur Christèle m’accompagne sur les premiers kilomètres. Les adieux, c’est toujours quelque chose de difficile et je rêve de mettre mon cerveau sur pause car il réfléchit trop… Mais comme à chaque fois, le sentiment de liberté que je retrouve en étant sur le vélo me réconforte dans mon choix de…remettre le couvert.

Alsace

Les premiers jours du voyage, je traverse l’Alsace. Je connais bien cette région limitrophe du Jura, j’y ai déjà beaucoup roulé, j’aime bien ce coin de pays et j’adore les maisons à colombages tellement typiques et variées.

Très vite je rejoins le Rhin, enfin plutôt le canal du Rhône au Rhin dans un premier temps. J’emprunte donc dès le premier jour une piste cyclable (eurovelo 15) qui suit le Rhin et m’emmènera jusqu’à Utrecht aux Pays-Bas.

Après 43 jours à dormir dans le confort, je suis en manque de nature et je profite de tester ma nouvelle tente dans des conditions humides. En effet, le 11 mai, un énorme orage fait rage à quelques centaines de mètres de mon campement de fortune. Par précaution j’éteins tout mes appareils électroniques et prend mon mal en patience. On se sent peu de chose dans une mini tente face aux éléments déchaînés. Mais finalement l’orage passe et je dors merveilleusement bien, la tente est très sale et elle ressemble plus à une tente qui a une année qu’à une tente qui à trois nuits !

Nouveau pays, l’Allemagne

Après Strasbourg, tout va très vite, je dors sous un abri proche de Karlsruhe et le Rhin me conduira en compagnie d’Ellen et Victor (un couple hollandais en tandem) à Coblence où je retrouve Maxime avec qui je vais partager un bout de route. Pas grand chose à voir ni à dire. Si ce n’est la traversée de nombreuses zones industrielles interminables et que cette région est extrêmement plate. La météo n’est guère clémente avec nous et chaque jours nous avons un peu de pluie, mais nous parvenons toujours à profiter d’une éclaircie pour faire sécher la tente et les affaires.

Lidl, impossible de trouver moins cher

Lors d’un ravitaillement, nous vivons une expérience assez particulière. En Allemagne les bouteilles PET sont consignées et un système de récupération génère des bons d’achat en fonction de la quantité de bouteilles rendues. J’avais deux bons, un d’une autre ville et un de celle-ci. Arrivé à la caisse, la vendeuse passe les bons très vite et celui de l’autre ville ne passe pas. Elle l’a déjà jeté dans la poubelle, vraisemblablement sa poubelle en est pleine. Elle nous demande alors le montant du ticket mais notre prononciation de 25ct d’€ en allemand est comprise comme 6.25€. La somme que nous devons payer est de 2.19€ pour environs 4 jours de nourriture. Yes.

Les briques rouges

Après avoir dépassé Cologne, l’architecture des habitations change, elles sont construites avec des briques rouges et se ressemblent de plus en plus. Ce qui n’est guère intéressant et assez répétitif.  Accepter et vivre la monotonie fait partie du voyage à vélo et depuis la traversée du Sahara j’y suis habitué.

Pistes cyclables

Dès l’arrivée aux Pays-Bas, il y a des itinéraires cyclables partout. C’est très bien et je salue les efforts considérables réalisés par la Hollande pour la mobilité douce. Toutefois, le système d’indication n’est guère fait pour les voyageurs au long cours mais plutôt pour les personnes réalisant des boucles. Ces pistes cyclables zigzaguent de village en village, et les routes principales sont généralement interdites aux cyclistes (on a essayé sur 200m avant de se faire remettre à l’ordre).

Amsterdam

Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus les gens roulent à vélo. Les pistes cyclables occupent généralement la moitié de la route et dans les villes elles sont engorgées comme l’autoroute Lausanne – Genève à 7h le matin.

Amsterdam est magnifique et nous avons la chance d’arriver tôt et de pouvoir après avoir fait une lessive, visiter la ville à vélo et profiter des magasins et des parcs de la ville.

Après 12 jours sans pause nous décidons de rester pour un jour de repos au camping. Malheureusement le temps est exécrable :(

Photos

camping sauvage dans la forêt alsacienneUn des nombreux château en Allemagne le long du RhinAu camping après une douche bien méritéeUn petit abri parfait pour dormir et faire sécher les affairesCamping Sauvage au bords du RhinMon vélo et celui de MaximeUne très belle route entre Düsseldorf et UtrechtUne maison à UtrechtUn vélo typique sur un pont d'AmsterdamAmsterdamAmsterdamAmsterdamParc de vélos d'AmsterdamMon vélo dans un parc d'Amsterdamune très bonne bière hollandaise